Lundi 30 juin 2008
Il est 23h30, lorsque l’on entend le fracas d’un magnum de champagne qui s’écrase contre un mur, annonçant alors le commencement de la soirée. Aussitôt, le célèbre palace parisien se voit investi de tous ses étages. Nous sommes le jeudi 26 juin, le Royal Monceau fête sa fermeture, bienvenue à la Demolition Party.
Retour en arrière sur cet événement que la presse a qualifié comme étant la « soirée de l’année »
Après avoir réalisé les 4 teasers de la soirée, Elegangz était également sur place pour filmer et immortaliser l’intégralité de l’événement. La familiarité l’emportera sur mon langage, mais nous avions là un dispositif de dingue, aussi fou que pu l’être la fête.
Pas moins de 16 webcams ont été disposées un peu partout à tous les étages, retransmettant ainsi les images de la fête en direct, et cela sur l’écran géant placé au rez-de-chaussée. Quant aux quatre caméras mobiles, elles étaient guidées par une dizaine de mouchards qui armés de leur talkie-walkies nous ont permis de saisir les moments fort de cette soirée. Enfin la régie était sans cesse sur le qui-vive.
Teasers réalisés par Olivier Benoun du gangz des Pandas.
Si la démolition était le moment tant attendu de la soirée, on pouvait dès les premières heures vadrouiller dans les chambres du premier étage où une dizaine d’artistes avaient pu s’exprimer autour du thème de la destruction. Ce fût le cas de Wang Du et de son hors-bord baignoire, ou d’Irina Volkonski qui avait créé un jardin chaotique saupoudré de strass.
Le deuxième étage dépourvut de toute décoration, semblait être la partie hantée du Royal Monceau. Des draps blancs recouvraient les derniers meubles abandonnés et certaines chambres étaient devenu le théâtre de " bœufs " comme ceux d’Arthur H ou bien de Thomas Dutronc.
Quant aux étages supérieurs (3ème, 4ème et 5ème), la démolition prenait forme petit à petit, du moins dans sa destruction. D’ailleurs, il était difficile d’accéder à ces niveaux, car là où tous les invités sont munis d’un marteau ou d’une masse, mieux vaut jouer la sécurité. C’est pourquoi les vigiles faisaient monter les convives au compte goûte. Une fois en haut, combinaison blanche, casque orange et lunettes de protection étaient de mise.
Le people n’était pas roi mais juste privilégié.
Les invités ayant pris le thème de la soirée au pied de la lettre, on a pu voir aux alentours de deux heures les étages inférieurs se faire gagner par une folle destruction qui fût néanmoins contenue par un staff paré à toutes épreuves. D’ailleurs à ce moment-là, le propriétaire du Royal Monceau Alexandre Allard reste zen. Il sait qu’il ne s’agit là que d’une folie passagère lié à l’euphorie. Après tout, le célèbre designer Philippe Starck lui a confectionné un superbe plan de rénovation, qui est reste toujours secret.
À vrai dire les débordements restèrent isolés et leurs conséquences furent minimes, chose étonnante pour un événement d’une telle ampleur.
Si la destruction était de rigueur, le glamour dominait la soirée, et l’hôtel fut l’espace d’une nuit la place des fantasmes nostalgiques, à la fois culturels et sexys. Costumes du grand siècle, robes de haute couture, infirmières sexy, et hommes de chantier s’entremêlaient et s’entrecroisaient tout au long de la soirée.
Finalement, la Demolition Party qui a réuni 1500 personnes, c’était avant tout un hommage à l’art éphémère même si l’événement a pu faire grincer bien des dents, celui-ci n’a finalement fait que refléter une partie de la nature humaine que l’on ose rarement exhiber, conférant ainsi à la soirée un coté cathartique.
Voici une liste de quelques peoples présents à la soirée :
Jude Law, Sébastien Tellier, Guillaume Canet, Kanye West, MC Solaar, Jacques Toubon, Jack Lang, Thomas Dutronc, keziah jones, Audrey Marnay, Emma de Caunes, Léa Drucker, Claude Lelouch, , Philippe Manoeuvre, Marc Cerrone, Axelle Laffont, Ariel Wizman, Marc Lavoine, Sarah Lavoine, Alexis Tregarot, Yann Arthus Bertrand, Philippe Starck, Jean-Michel Jarre, Céline Balitran, Jean-Louis Aubert, Arthur H, Mélanie Laurent, Raphael, Lolita Lempicka, Christophe Dechavanne, Jean-Charles de Castelbajac, Mareva Galanter, Lou Doillon, Andrea Casiraghi, Tatiana Santo Domingo, Sinclair et Philippe Caroit, Micky green...
La revue de presse :
20mn
Le Parisien
Le Figaro
AFP
Les Echos